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"Echos" - collection photographique...

...en propriété partagée... pour changer le moule de la monétisation de l'art... sans devenir tarte

Sobre el proyecto

L'idée de base, c'est de constituer une propriété collective sur une collection autour d'un projet artistique qui vous botte. Visuellement et idéologiquement. Parce que sinon ça n'a pas trop d'intérêt. En jouant un peu.

Comment ça marche ?

Vous devenez co-propriétaire d'une collection collective : tous les 6 mois les tirages encadrés changent de maison.... ça tourne. Ainsi la collection défile lentement chez vous. Elle a un début, et une fin. Comme toute chose hors de l'idéologie de la croissance continue.

Pendant combien de temps ? C'est là qu'on joue. Actuellement j'ai 3 cadres avec tirages originaux prêts. J'ai une cinquantaine d' "échos" sous format numérique prêts à sortir et à venir habiter d'autres cadres. L'objectif minimum de cette campagne c'est donc 3 collectionneurs.ses. Au 31 décembre, règle du jeu, fin de campagne Ulule, la collection est bouclée de manière définitive. A trois, cela fait une toute petite collection qui tourne en 18 mois. Si vous êtes 12, elle tourne en 6 ans. A 50, ça fait 25 ans. Eloge de la lenteur. Ou commencer à se demander légitimement s'il ne faut pas qu'elle tourne tous les 3 mois.

D'où l'intérêt du collectif. Créer du lien. Vous voulez que ça aille plus vite ? Ou les exposer toutes en un seul lieu, ici ou là ? Il faut discuter. Vous voulez que l'accès soit possible moins cher pour des personnes plus éloignées de la monnaie ? Il faut encore discuter pour répartir les coûts. Ré-apprendre des régulations collectives sans lien hiérarchique. Croyez-moi, on en a besoin, de ce ré-apprentissage.

D'où ça vient ? Il était une fois...

On m’a toujours connue un appareil photo entre les mains, un sacré sens du cadre et un foutu regard photographique. A bien y regarder, de la lumière, des contrastes et des lignes aussi. A force de me l’entendre dire, j’ai fini par y croire. Cela dit, je suis lente. Ou alors c’est qu’il me fallait atteindre un nombre de cicatrices de vie critique pour avoir quelque chose à écrire avec la lumière. Ou dans mon cas, la capacité à percevoir la systémique du monde pour pouvoir la rendre par petite touche dans le très quotidien photographié, ici ou en voyage. Des échos du monde en changement dans les rythmes contraints des humains, des échos d’ailleurs sur des icis qui sont ailleurs là-bas.

Ces echos, j'ai fini par les mettre en image. Il a fallu du temps. Et je ne le fais pas exprès. Tout à coup Glen Coe résonne avec Nevers, ou Dschang avec Draguignan. Une faille dans l'espace-temps et des questions qui s'ouvrent.

Des questions, et des liens, j'en ai des centaines en tête. Qui résonnent avec changement climatique et effondrement (merci à Yggdrasil qui a publiée deux photos d'enfance sorties de mon atelier en octobre) mais pas seulement. Les liens résonnent aussi avec décolonisation, questions de femmes, enfance, solitudes, espaces et savoir aimer ceux d'avant. Un paquet d'oxymore visuelles à découvrir, et le lait de la tendresse humaine.

Là au-dessus, c'est ma pomme en train d'ouvrir l'espace mental de mes élèves en atelier photo de rue. Crédits photo : Célia M.

 

On arrive pas trop mal à voir comme la photo peut ouvrir l'espace-temps... mais une collection, ça vient faire quoi là-dedans ?

Tenir debout dans une époque pas simple, vivre avec l'existant en préparant la possibilité d'un après, c'est un peu le leit-motiv de tous mes axes de vie en ce moment. En intervention sur les dynamiques collectives auprès des assos, en photo, dans l'écriture de mon blog, dans la manière d'envisager la transmission auprès de mes enfants avec l'instruction en famille. Tenir debout et faire tenir debout.

Par cohérence, j’essaie de mettre un maximum de mes travaux en accès libre ou dans des collectifs qui détournent la logique de la monétisation des échanges et de la propriété privée pure. Seulement voilà. Ecrire, photographier, accompagner des assos et l’instruction de mes trois mômes me prennent clairement le temps que je pourrais affecter à un potager (en permaculture), et il faut bien que je paie ma cotis à l’AMAP et accessoirement mon loyer en attendant.

 

Détails pratiques - comment ça marche

A ce stade là (je suis honorée que vous soyez encore là), je vous parle argent, bassement matériellement.

  • Etape 1 :  campagne Ulule : à 49€ vous rentrez dans le cercle des collectionneurs.euses du projet. Vous recevrez un courrier détaillé, de remerciements (infinis) et de mode d'emploi des possibles (tout est toujours possible). Vous avez accès à l'espace de discussion que je créerai avec l'outil qui sera le plus adapté en fonction de votre nombre et de vos usages. Non vous n'êtes pas encore co-propriétaire de la collection partagée, mais vous pouvez le devenir. Pourquoi ? Parce que concrètement 49€ c'est le prix exact de l'impression + encadrement des tirages. Donc techniquement à ce stade là, vous pourriez posséder quelque chose, oui, mais moi je n'ai pas de revenus.

 

  • Etape 2, donc : en janvier, on démarre pour de vrai. Vous mettez en place un virement mensuel de 4,50 € vers mon compte pro et là, vous êtes membre de la collection partagée. Un tableau arrive chez vous, vous avez 6 mois pour en profiter pleinement - et vous gardez précieusement l'emballage. A ce stade là, vous êtes membres, mais pas encore propriétaire. Pourquoi est-ce que je n'ai pas (encore) de solution de paiement / abonnement en ligne ? Parce que je démarre, et que quand on démarre, ça coute un bras. C'est d'ailleurs bien pour ça que je suis là, sur Ulule.

 

  • Etape 3 : après 40 mois de participation, vous êtes définitivement copropriétaire de la totalité de la collection qui tourne. (Et non propriétaire d'un unique tableau chez vous, la nuance est importante). C'est long ? Cela correspond 3 ans, trois mois et à 180 euros. Le temps d'en profiter et l'éthique de l'achat. Qu'est-ce qui nous pousse à vouloir aller vite ? Si vous en enlevez le prix des expéditions et mes cotisations sociales, cela fait tout juste 100 euros de rémunération par tableau pour l'artiste.

 

  • Est-ce que vous pouvez à un moment garder définitivement un tableau chez vous ? Oui, et cela fonctionne ainsi : si vous en gardez un chez vous, il n'ira plus tourner chez les autre. Si c'est votre envie (et ce n'est en rien obligatoire), il faut donc soit cotiser 49 euros à nouveau, soit attendre 11 mois supplémentaires pour remettre une copie du tableau immobilisé dans le circuit. Eloge de la patience (bis). Ou alors, vous entendre avec les autres copropriétaires quand tous les tableaux auront fait le tour de toutes les maisons, pour savoir lequel reste chez vous... voire organiser des échanges entre vous.

 

  • Et si la collection dure plus longtemps que 40 mois ? En effet, si vous êtes plus de 8 collectionneurs.euses, il faudra effectivement plus de 40 mois pour voir toute la collection déflier chez soi. Dans ce cas là, l'abonnement mensuel redescend à la simple couverture des frais de port tous les 6 mois. Ou alors on change les règles, les durées : d'où l'intérêt de la décision collective.

 

Est-ce que c'est possible hors de France métropolitaine ?

Oui sans problème dans le pays livrés par Mondial Relay : Belgique, Luxembourg (sans surcoût), Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Portugal, Autriche : avec un surcoût de 0,50 € mensuel.

Si vous êtes plus loin que cela, et que vous voulez vraiment en être, contactez-moi qu'on envisage votre cas particulier.

 

 

Para qué es la financiación

Alors collectionner, cela peut aussi être une forme d'action collective ?

Oui... et cela peut-être autre chose que de la pure accumulation matérialiste individuelle. Avec cette collection, je vous propose donc en réalité plusieurs choses en même temps :

1 – dans la logique du système : une œuvre d’art chez soi, dont on peut influencer l’existence puisqu’on la possède.

2 – différemment : ne pas la posséder seul, mais à plusieurs. Dans ce cadre : voir défiler chez soi la collection entière, petit à petit, et participer, si souhaité, à l’avenir de la collection. Ce qui signifie tous les 6 mois, envoyer son cadre à quelqu’un.e et en recevoir d’un.e autre, connu ou inconnu. (Ne paniquez pas, il n’y aura qu’à coller une étiquette déjà prête sur un carton déjà prêt, cf modalités pratiques). Pouvoir échanger avec ces autres (ou pas, sans obligation). Est-ce que les frontières de l’inconnu bougent avec des timbres ? Qu’est-ce qui peut naître de ces échanges possibles ? Je n’en ai aucune idée…

3 – pour préparer des lendemains meilleurs : participer à cette collection est aussi un prétexte pour soutenir le travail global d’un petit bout de femme qui contribue par ailleurs de manière bénévole – grâce à ce genre de soutiens- à mettre un paquet de ressources à disposition pour des lendemains meilleurs : des régulations collectives, du renforcement des capacités d’agir individuelles et de l’espoir en barre sans angélisme. C’est en quelque sorte participer à faire émerger la notion de revenu de vie, dans une version sans coordination centralisée.

Sobre el creador de proyecto

Photographe militante, je travaille sur des projets qui croisent mon chemin et qui font sens : la non violence éducative la nuit (Nuits sans larmes, parents debout... et cernés), le très grand âge (avec Clown Up), la déconstruction des frontières des identités. Pour vivre, je continue à côté mon métier de consultante en gestion associative spécialisée dans les dynamiques collectives. En réalité les deux s"équilibrent. Mais à un tout petit rythme, car outre mon n°3 encore au sein j'ai fait le choix avec mes trois loulous des apprentissages autonomes, c'est-à-dire, sans scolarisation, et ça prend un brin de temps. Ce choix là m'oblige à réinventer plein de liens, et cette forme de soutien collectif en est une tentative.

Pour avoir une idée des thématiques que j'aborde, vous pouvez jeter un oeil à mes "chroniques d'avant l'apocalypse" (site internet en lien ou facebook, en bas de page), peut-être que celle sur Greta Thunberg est parvenue jusqu'à vous, déjà.

Pour avoir une idée du type de structure et de collectifs que j'appuie dans des moments légèrement difficiles, vous pouvez consulter mon Tumblr de consultante.

Et pour échanger, vous me trouvez dans le groupe facebook "Nuits sans larmes, les coulisses" ou "IEF sans VEO" quasiment quotidiennement.
 

 

Pourquoi ne pas monter ce pojet en asso ?

Juste question. Dans la mesure où les collectionneurs.euses composent un collectif et que je vais leur proposer des occasions de décision partagée, il serait parfaitement logique de constituer une association. Cela dit comme il n'y a (pour l'instant) qu'une seule artiste dans la collection, même si en payant les cotisations sur les rémunérations on peut faire rentrer le tout sans problème dans le cadre de l'asso à but non lucratif parce qu'on ne va clairement pas dépasser le quart du SMIC, c'est une charge lourde, au démarrage, que de faire monter en charge (décidément) des administrateurs qui n'ont pas (et c'est bien normal) la globalité des clés de lecture et de gestion que j'ai en tête. J'ai testé avec Nuits sans larmes, il faut au moins un an pour cela. Je propose donc d'assumer le portage la première année, en créant un espace collectif pour ceux qui veulent, ce qui correspond à une réalité de travail certaine, et de cette première année pour réflechir avec ceux qui veulent à ce qui est possible. Et si ça doit se faire, cela se fera, faisons-nous confiance :)

 

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