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Minino Garay

mininogaray Paris

Minino Garay naît le 2 septembre 1966 à Córdoba, capitale de province située au coeur de l’Argentine, et grandit dans une famille où tout le monde chante, joue d’un instrument de musique. Il découvre très tôt le folklore argentin, que son oncle est un des premier à produire, dans les grands bals populaires et concerts. C’est donc bercé au son des chacareras, des milongas (chansons populaires argentines) et des cuartetos (formations dansantes issues de l’immigration, interdites par la dictature) que Minino réalise la force et la douleur qui animent le peuple argentin. À l’âge de douze ans, il s’essaye aux percussions, pour lesquelles il se passionne rapidement et, c’est au conservatoire de Córdoba qu’il perfectionne sa technique auprès d’Eleuterio Ocampo, l’un des plus grands percussionnistes classique de son pays.
À la fin des années 1980, au moment de l’émergence de la world music, Minino Garay, devenu un percussionniste aguerri, s’envole vers Paris où il décide de poser ses valises. Pour lui, tout s’enchaîne alors très vite. Il est immédiatement repéré pour sa « touche » argentine, s’affiche aux côtés des plus grands artistes de jazz et de variété, tels que Dee Dee Bridgewater, Julien Lourau, Richard Bona, Nilda Fernandez, ou Daniel Mille, ainsi qu’aux côtés d’autres musiciens argentins expatriés comme Raul Barbosa, Tata Cedron, Gustavo Beytelmann, Juanjo Mosalini.

Parallèlement, Minino Garay travaille sur des projets plus personnels et monte Les Tambours du Sud, une formation avec laquelle il enregistre en 2002 son tout premier album « Minino Garay & les Tambours du Sud ». Il s’agit d’un album de reprises de folklore argentin et de compositions personnelles, nous dévoilant ainsi sa capacité à fédérer. En effet, Minino aime s’entourer de nombreux musiciens : « j’aime le pouvoir de la masse sur scène et l’effet sonore que cela produit ». Et, c’est tout naturellement que d’autres albums, mêlant chansons et rythmes sud-américains, jazz et rap, se succèdent. Après « Kilombo », paru en 2006, Minino Garay enregistre en 2009 « Que Lo Pario ! » où brillent à ses côtés le guitariste uruguayen Pájaro Canzani,
le pianiste Lalo Zanelli, l'arrangeur Pierre Bertrand, le trompettiste Nicolas Genest, et un carré de percussionnistes.

En 2011, il sort un album aux influences plus jazzy, « Gabriel », accompagné par Jean-Pierre Como, Jérôme Regard, Pierre de Bethmann, Sylvain Beuf, David Linx, Pierre Bertrand, Javier Girotto, Fernando Huergo et Leandro Gufantti. Puis, en 2013, vient le tour d’ « Asado » (plat typique argentin). Cet album est un hommage à sa ville natale et aux cuartetos de sa jeunesse. À cette occasion, il invite alors une trentaine de musiciens dont les chanteurs Kevin Johansen, Jaïro, Natacha Atlas, Chuchu Pillado, Chino Laborde et les solistes Marc Berthoumieux, Julien Birot, Line Kruse, Majid Bekkas et Pierre Bertrand. Enfin, son dernier album « Vamos » (2015) est un nouveau succès. Minino s’entoure d’amis et de musiciens de talents (Manu Codjia, Jérôme Regard, Malcolm Braff ou encore Baptiste Trotignon) pour transmettre une musique vivante et métissée, à la croisée de tout ce qu’il a pu explorer jusqu’ici et qu’il dédie à l’Argentine.

Minino Garay livre une musique multiculturelle, empreinte à la fois de jazz, de rock, de sonorités latines, maghrébines et africaines, influencée par ses rencontres, par l’histoire de son pays dont il est nostalgique mais qui l’insurge à la fois. On le devine à travers ses textes, écrits en grande partie par sa mère, Nury Taborda, et ses projets qui, sans cesse, le rapprochent de ses racines et montrent son attachement pour sa terre natale. Et son prochain album en sera le plus parfait exemple, puisqu’il y mettra en avant le cuarteto dans sa plus pure tradition. Minino a coeur de représenter ce genre musical, originaire de Córdoba, encore méconnu en Europe, et sera accompagné, pour ce faire, de grands noms argentins, tel que l’accordéoniste Carlos « La Mona » Jimenéz, figure emblématique du cuarteto. Ce sera l’occasion pour lui de faire entendre cette musique populaire, issue de l’immigration européenne, qui a bercé son enfance. Cet album se veut à la fois un retour aux racines et l’expression simultanée des cultures qui le nourrissent, à l’image de ce musicien du monde qu’est Minino Garay.