JEANNE

Un court métrage humaniste sur une adolescente qui met toute son énergie à cacher la situation précaire dans laquelle elle vit

Este proyecto participa en el programa Dailymotion

Sobre

SYNOPSIS

Jeanne, 16 ans, est pauvre. Avec sa mère et son petit frère elle partage une existence précaire.

Jeanne est aussi lycéenne. Elle fréquente des adolescents sans problèmes. Mais les problèmes de Jeanne, eux, finissent toujours par apparaître. Alors elle invente des excuses parce qu’elle pense que la pauvreté est inexcusable.

C’est le récit d’une journée de la double vie de Jeanne.

COMMENT EST NE CE PROJET

Amnesty International a lancé un appel à courts métrages pour son 3e festival des Droits Humains, dont voici le site : http://www.cinema-droits-humains.org/

J’en ai tout de suite parlé à mon scénariste, Alain Descheres, avec qui je travaille depuis cinq ans et qui a comme moi le goût des sujets engagés.

Nous avons tourné autour de ce sujet plusieurs semaines, avec un fil rouge qui revenait : que cette notion de droit humain puisse paraître banale pour une personne, et terriblement absente pour une autre. Se demander à quoi nous avons droit, et à quoi nous devrions avoir droit dans un pays par rapport à un autre, dans une ville par rapport à une autre… dans une maison par rapport à une autre.

Et nous avons eu l’envie très forte, essentielle, de parler de ces ‘travailleurs pauvres’, de ces familles qui auraient tout d’une famille normale – boulot, école, maison – mais qu’une différence immense coupe de tous ceux qui sont dans la ‘normalité’ : ils n’ont pas d’argent. Pas assez pour rembourser les dettes, finir la maison, faire des courses, aller à la cantine…

On s’est demandé, dans cette vie là pleine des angoisses d’adultes, comment vit un enfant ? Un adolescent ? On s’est demandé comment une petite Jeanne de 16 ans, à l’âge où on débarque au lycée, où on commence à arriver dans la cour des grands, à sortir, à être regardé, à vouloir s’affirmer, comment on fait quand on doit cacher au lieu de montrer, comment on fait quand on ne vit pas comme les autres, quand on ne connaît ni l’insouciance ni l’aisance ni la confiance en l’avenir ?

Le projet est devenu un court métrage de 10 minutes, qui suivrait une journée de la vie de cette gamine qui lutte pour cacher sa pauvreté – et ça lui prend presque autant de temps que de vivre.

QUI EST JEANNE 

 

Notre Jeanne est une gamine douce, une gamine qui essaie de faire comme tout le monde. Elle voudrait faire ses devoirs correctement tous les soirs mais c’est difficile de ne pas s’occuper un peu de la maison, de son petit frère, et de toutes les tâches qu’elle essaie de faire pour soulager sa mère.

Elle voudrait partager du temps avec ses copines mais comment leur dire qu’elle n’a pas les moyens de s’acheter à manger le midi, comment justifier les bruits de son ventre le matin et ses vêtements abîmés ? Comment partager sa solitude quand les autres passent leurs journées et soirées dans l’insouciance légitime de leurs 16 ans ?

Notre Jeanne a grandi beaucoup trop vite, avec des problèmes qui ne devraient pas être les siens mais qui prennent toute la place. Mais Jeanne a une chose précieuse, un poing fermé que personne ne pourra lui enlever : sa force, sa lutte pour avancer coûte que coûte.

Elle sera interprétée par Camille Texier, une jeune comédienne de 18 ans qui fait du théâtre depuis 7 ans. J’ai été très touchée par sa sensibilité et sa maturité. Elle est à mes yeux une Jeanne qui a gardé une part d’enfance mais qui trahit par son regard toute la gravité et la conscience de ce qu’elle traverse. Camille est une instinctive, et je la sens déjà très juste par rapport au personnage. Nous allons échelonner les répétitions et discussions jusqu’au tournage.

L’UNIVERS

J’ai bien sûr eu en tête assez vite des films proches de ceux des frères Dardenne, des univers réalistes de ‘films sociaux’ comme on les appelle parfois. Mais il y manquait à mes yeux une chose essentielle : la douceur. Certes, nous parlons de pauvreté, certes le ‘témoignage’ de Jeanne et son lourd secret nous apparaissent comme terribles. Mais il était très important pour nous d’éviter tout misérabilisme, de montrer l’amour entre elle et sa mère, d’être touchés par cette ado si fragile et si forte, et d’être délicats, extrêmement délicats.

S’approcher d’elle doucement, écouter ses silences, être témoins impuissants mais ne pas la lâcher, jamais. La caméra est proche d’elle, de son intimité, de son souffle, de son regard mature et fuyant. Jeanne est un petit animal sauvage qui essaie de se socialiser et qui a appris à mentir pour passer inaperçue. Je souhaite des images un peu pastels, des contours assez doux, parfois une focale longue pour renforcer les flous derrière elle ou autour d’elle, son isolement, ses évasions aussi.

Je veux qu’on l’entende respirer comme si l’on était toujours à côté d’elle et que l’on ressentait tout, que l’on pouvait entendre ce qui se bouscule dans sa tête, elle qui parle si peu, si vite. 


LES AUTRES ACTEURS

Petit à petit, nous avons trouvé les comédiens qui nous rejoindront sur l'aventure :

Valerie de Monza jouera la mère de Jeanne

Lucy Millett jouera Sofia, l'amie de Jeanne

Et Céline Perra et Nick Millett joueront les enseignants

 

 

Para qué es la financiación

LES FINANCEMENTS

Nous avons calculé nos besoins à 3000 euros :

Environ 1800 euros pour la technique : 570 en location de matériel son, 650 à 700 euros en location de matériel image, 250 en accessoires et décors, 300 à 350 euros pour la post prod, 150 euros pour le maquillage et les costumes et accessoires vestimentaires.

Nous allons filmer avec un Canon 5D qui nécessitera du coup des optiques en location et un peu de machinerie. Et côté son, nous travaillerons avec un Nagra, du très bon son sur bande analogique comme on n’en fait plus beaucoup…!

Et nous comptons environ 850 euros pour la régie : nourrir et payer les déplacements de 15 personnes pendant 4 jours de tournage.

Il nous faut 350 euros pour une assurance et des frais comme des locations de décors.

Sobre el creador de proyecto

L’EQUIPE 

La réalisatrice Oriane POLACK

J’ai fait des études d’arts plastiques et de cinéma, et ai fait plusieurs postes sur des courts, moyens et longs métrages indépendants. J’ai eu ces expériences multiples poussée par la curiosité de ce métier et des gens qui le composent. J’ai réalisé mon premier moyen métrage à 20 ans, sur une jeune femme en quête de son père, puis j’ai ensuite réalisé un court métrage de fiction en forme de duel absurde et courtois entre deux snipers, et un documentaire sur des artistes qui s’inspiraient de films de cinéma pour créer une œuvre. Le désir d’être émue par les images et par les visages m’a toujours fait chercher au plus sensible, qu’il s’agisse de fiction ou de documentaire.

Jeanne n’est pas pour moi un ‘petit court métrage’. C’est un projet qui me tient très à cœur, essentiel et fort.

J’ai deux autres films en préparation (un autre court avec le même scénariste, en production, et un documentaire sur le peintre Shahabuddin). Ces projets me sont précieux mais sont très longs à monter. J’ai choisi sur ce projet de revenir à une forme alternative pour continuer à créer, aller plus vite, être à nouveau dans l’instinct et l’urgence. Et le plaisir… !

http://www.laureproductions.com/laurereferences/dispatch.php?id=26

http://orianepolack.canalblog.com/

 

L’auteur  Alain DESCHERES

Alain et moi nous connaissons depuis 5 ans. On s’est suivis sur l’écriture de plusieurs courts dont un en développement chez Utopie Films, que nous devrions tourner en Bretagne en 2013. Alain a une plume magnifique qui m’a toujours prise aux tripes. Son écriture est profonde, parfois littéraire mais jamais prétentieuse, les phrases se resserrent, percutent, sont des ouvertures à la sensation et à l’humain. Au delà de ses qualités artistiques, nous sommes très liés aussi aux sujets que nous nous imaginons poursuivre ensemble. Souvent des personnages en lutte, une lucidité, une fragilité, une grande empathie et un amour de la nature. Moi qui ai toujours aimé les binômes, j’en ai trouvé un précieux où l’on passe souvent des semaines et des semaines à se relancer avec acuité d’une version à une autre…

 

Le chef opérateur Vincent ZACHARIAS

Vincent a travaillé sur de nombreuses pubs et clips, et sur des fictions et documentaires. Il m’a été présenté par les producteurs de mon autre court métrage, et nous travaillons depuis quelques mois ensemble déjà sur cet autre projet. Quand le scénario de Jeanne a vu le jour, je lui en ai parlé en le prévenant des conditions un peu particulières de l’aventure : il a accepté immédiatement ! Il fourmille d’idées et sa vision est juste et bienveillante. Son énergie est contagieuse et j’ai hâte qu’on fabrique ces belles images…

http://www.vincentzacharias.com

 

Le compositeur Pierre OBERKAMPF

Après de courtes études de piano classique, Pierre se tourne rapidement vers l'improvisation, la composition et la pratique d'autres instruments. Il combine aujourd'hui la composition, la photographie et la réalisation. Je l’ai rencontré il y a quelques mois, et nous nous sommes trouvé de nombreuses affinités artistiques et humaines. Ses images autant que ses musiques sont tout en délicatesse ! Sa sincérité et sa curiosité m’ont tout de suite touchée. Certaines de ses compositions, nappes délicates et planantes, se rapprochent de l’atmosphère que je recherche pour ce film-ci.

www.pierreoberkampf.com





LE MOT DE LA FIN

On espère vous croiser nombreux sur cette page pour nous soutenir, et on vous tient au courant de la suite de l’aventure…!

 Les extraits qui suivent vous donneront un échantillon de mon univers :

Un spot co-réalisé en 2011 avec Jean Baptiste Bonnet pour la Quinzaine des Réalisateurs, un teaser du documentaire que j’ai réalisé sur les trois artistes.